La peur de l’échec

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été terrorisée par l’échec. J’ai toujours été terrifiée par l’erreur, la défaite et puis un jour j’ai échoué pour de bon. Après des années excellentes au collège et au lycée, je me suis complètement ratatinée lors de ma première année de droit. Rater son premier semestre de la L1 de très très peu c’est un peu lourd. Au début, je n’ai pas osé le dire, je me suis un peu cachée, je n’ai plus trop parlé à mes amis de L1 qui eux passaient directement en L2. J’avais honte, je me sentais humiliée et j’avais l’impression d’être nulle, de ne pas être à la hauteur de toutes ces personnes. Je me souviens même que je ne m’étais pas connectée à Facebook pendant trois jours car je ne voulais pas voir les résultats des autres, leur réussite.

Et puis, un jour je me suis dit que l’échec était humain, que cela ne signifiait pas que j’étais plus nulle qu’une autre. Cela ne voulait pas dire que je ne pouvais pas devenir avocate. J’ai fait un sacré travail sur moi-même, je le continue encore car l’échec est pour moi un mur. Depuis toute petite je souhaitais être la meilleure, je pensais que jamais je n’allais passer par cette étape; et bien au contraire cette étape m’a forgé. Forger car cela m’a permis de revenir un peu sur terre, de ne plus avoir la grosse tête et de relativiser. De relativiser au niveau des points, de relativiser au niveau de ce que je valais vraiment. Pendant un an je m’étais mise une pression incroyable, je travaillais sans cesse et je stressais énormément.

Le premier semestre a été beaucoup plus dur puisque la rentrée à la fac c’est un peu un précipice entre le lycée et la fac, je me suis retrouvée dans ce précipice, j’étais désorganisée et j’avais un peu de mal à m’en sortir. Résultat des courses, je n’avais pas validé toutes les matières de ce semestre. Et puis le deuxième est arrivé, je me suis beaucoup plus passionnée, beaucoup moins stressée et je me suis même découvert une passion pour le droit constitutionnel et les sciences politiques. J’ai travaillé tout en évitant de stresser pour les examens finaux et résultat j’ai pu valider toutes mes matières. Malheureusement tout cela ne m’a pas permis de valider l’année en entière aux rattrapages et je l’ai raté de très peu.

Lors de mon redoublement, j’étais beaucoup plus à l’aise au niveau de l’organisation et du travail concernant les td et j’étais beaucoup plus captivée par ce que je faisais. Après les partiels de janvier j’ai eu d’excellentes notes et j’ai même réussi à avoir une très bonne mention pour mon année de L1. Après les partiels, je me suis retrouvée face à mon échec, je n’allais retourner à la fac qu’en octobre prochain. Et puis je me suis inscrite au concours de plaidoirie, le concours Lysias et j’ai terminé demi-finaliste pour ma première participation. Je me suis aussi inscrite au code que j’ai eu du premier coup et là je passe la conduite. Cet échec n’aura pas été qu’un échec, il m’aura permis aussi de réfléchir sur qui j’étais vraiment, sur ce que je voulais faire et m’aura permis de faire des choses que je n’aurais pas pu faire si j’avais été en L2. Même créer le blog est une opportunité, certes pour certains c’est une perte de temps mais pas pour moi, je discute avec des gens fantastiques, je m’intéresse de plus en plus au codage, à ce monde de la création et de l’informatique, à l’écriture et à la photographie. Je m’ouvre vers d’autres horizons et cela fait un bien fou de ne pas se cantonner à sa simple bulle.

Je ne suis pas en train de dire qu’il faut se laisser aller ou ne pas avoir peur de l’échec, simplement que l’erreur est humaine et que même les plus grands de ce monde sont passés par là. De plus, je souhaitais écrire que dans la vie on rencontrera tous des échecs, des épreuves plus ou moins dures et qu’il sera dur de se relever mais n’oublions jamais que nous n’avons qu’une vie et qu’il faut profiter un minimum. Profiter car tout peut basculer et il est important de relativiser les choses futiles de la vie et les choses importantes comme la santé. Il faut se tenir droit dans ses bottes, savoir où l’on va (ou pas car il n’est pas obligatoire de savoir tout de suite ce que l’on veut faire plus tard). Etre soi-même est le plus important, se faire confiance surtout et ne pas se laisser aller dans la déprime pour un petit échec d’étudiant. Nous connaissons des parcours différents et nous avançons tous à notre rythme. Il faut savoir observer, aimer et se passionner pour chaque chose que l’on entreprend. Ne surtout pas se laisser dicter quoi que ce soit au niveau des études et de son parcours professionnel.

Un long pavé que j’avais besoin d’écrire car l’échec est pour moi source de création et de confiance. Alors allez-y foncez et profitez tout en travaillant bien évidemment ♡

A très vite pour un nouvel article !

2 thoughts on “La peur de l’échec

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