Vaincre l’échec : mes solutions.

Dans l’article d’hier, La peur de l’échec, je vous parlais de mon échec concernant mon premier semestre de ma L1. Je vous ai raconté quel place occupait l’échec et la difficulté que j’ai eu à me relever; aujourd’hui je tenais tout particulièrement à vous écrire un post sur mes solutions, les choses qui m’ont aidé à surmonter cette montagne.

Lorsque j’ai raté mon premier semestre de L1, je me suis tout de suite comparée aux autres. J’idolâtrais presque ces personnes, mes amis qui eux avaient réussi du premier coup. Je n’avais jamais connu aucun échec scolaire et lorsque celui-ci est tombé, je me suis mise à déprimer sévère car je me trouvais lamentable. Pendant trois mois je me suis réduite à une nullité sans fin, à une étudiante médiocre et à une moins que rien parce que pour moi connaître l’échec c’était être nul. Bien au contraire, rencontrer l’échec c’est apprendre à surmonter des épreuves, à se relever quoi qu’il arrive et à se faire confiance. Plus facile à dire qu’à faire me direz-vous mais lorsque l’on se fait confiance et que l’on croit en soi, en ses capacités, en ce que l’on vaut, l’échec apparaît presque comme une chance. Une chance car cela permet de regarder autour de soi différemment, d’avoir une meilleure méthode de travail et d’aller de l’avant quoi qu’il arrive.

Après avoir déprimé, pleuré et j’en passe, je me suis dit que de toute manière ce qui était fait n’était plus à refaire, qu’il fallait se réveiller et se bouger pour tenter de réussir. Tenter de réussir pour qui ? Eh oui au début, je pensais ma scolarité en fonction de mes parents, de la fierté qu’ils auraient si je réussissais, je pensais aussi en fonction de mon copain et de mes amis, car je voulais être à leur hauteur, qu’ils soient fiers. Je me suis rendue compte que non seulement je ne voulais pas réussir pour moi mais pour les autres, et que je ne pensais l’amour et l’amitié qu’en fonction de mes résultats. J’avais peur de me retrouver toute seule si jamais je ratais alors qu’en réalité les vraies personnes qui m’aiment et qui me soutiennent sont restées et c’est cela aussi qui m’a permis de me relever.

Ce qui m’a aidé aussi c’est de me fixer des objectifs; je me suis fixée des objectifs au niveau de la fac, des td et des partiels sans me mettre la barre très très haute car c’est souvent ça aussi qui nous rabaisse. Après les partiels, je me suis fixée un nouvel objectif, m’inscrire au concours de plaidoirie. Bien évidemment, je ne souhaitais qu’une chose, gagner la finale, comme tout le monde mais je me suis aussi dit que le principal était d’être fière de chaque prestation devant le jury et de savourer chaque petit moment de ce concours. Je suis allée jusqu’en demi-finale, sur le coup ma fierté a pris le dessus certes, mais j’ai relativisé et je me suis dit que pour une première ce n’était pas nul du tout; au contraire, j’avais su impressionner jusqu’en demi-finale avec des plaidoiries excellentes sans l’aide de personne.

Nouvel objectif, le permis. Tout d’abord le code et puis ensuite la conduite. Concernant le code je me suis simplement répétée que chacun y allait à son rythme, que j’avais six mois pour le passer et que j’allais réussir sans me mettre une pression incroyable. Au bout de trois mois je l’ai passé et je l’ai eu du premier coup.

Avancer à son rythme, se faire confiance et surtout ne pas se rendre malade pour un échec.

Voici la liste des choses à faire afin de se relever et de croire en soi :

  • Ne pas s’entourer de personnes négatives, vous savez ces personnes qui sont très douées pour rabaisser et décourager.
  • Avoir une personne de confiance à qui parler de tous nos soucis et inquiétudes (son amoureux, sa maman, son papa, ses frères et soeurs, etc.).
  • Faire la liste de ses vingts principales qualités.
  • Faire la liste de toutes les choses accomplies depuis la tendre enfance.
  • En cas de petit coup de mou ou de baisse moral, aller se balader, lire un livre, faire une recette de cuisine, prendre soin de soi, regarder une série, regarder même un dessin animé.
  • Ne pas se cantonner à ce que l’on nous inculque, toujours aller au-delà en se cultivant et en s’intéressant à d’autres domaines et d’autres personnes.
  • Faire le bilan de ses difficultés.
  • Faire la liste des objectifs à atteindre sur une semaine, sur un mois, sur une année.
  • Cesser de se dévaloriser pour tout.
  • S’accepter tel que l’on est et accepter son échec.
  • Sortir de ses habitudes en essayant de tenter de nouvelles choses.
  • Toujours rigoler !
  • Lire l’ouvrage d’Isabelle Illiozat, Fais-toi confiance : ou comment être à l’aise en toutes circonstances.
  • Lire l’article suivant : Repérer ses blocages : La peur de l’échec.
  • Enfin se dire que l’on s’aime soi-même et regarder la belle personne que l’on est.

Nous sommes tous différents, mais nous sommes capables de déplacer des montagnes !

Des bisous et n’hésitez pas à me dire en commentaire vos solutions, vos idées et à me raconter votre/vos expériences ! Ca me ferait très plaisir d’apprendre à vous connaître et à pouvoir discuter de nos échecs, car oui nous en rencontrons tous ❀

Crédits Photos : Sébastien Leconte

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